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Le blason de Ludes a été créé en s’inspirant du blason de la famille Fillette, le plus ancien seigneur de Ludes connu.

 

Le blason de Ludes (blason de gauche) se lit ainsi :

D’azur à la bande d’or, chargée de trois grappes de raisin violet, accompagné, en pointe d’un épi de blé, en chef d’une étoile adextrée et senestrée d ‘une billette, le tout d’or.

 

La disposition générale et une étoile ont été gardées de l’ancien blason des Fillette.

L’épi de blé représente l’agriculture, et les trois grappes les trois cépages champenois.

Les billettes, à droite et à gauche de l’étoile, rappellent les tuileries et briqueteries qui n’existent plus à ce jour, mais qui ont participé à l’essor du village.

 

D’après Flodoard, Ludes apparaît pour la première fois sous le nom de Lucida en 818.

Une voie romaine reliant Reims à Sens passait au hameau du Craon de Ludes. Une voie parallèle à la montagne est connue sous le nom de « Chemin de la Barbarie ».

 

Quoi qu’il en soit, Ludes fut dès le moyen âge un village important, appartenant à une famille noble.

 

Le Craon de Ludes, hameau situé au sommet de la côte, fondé au XVIII ème siècle était composé uniquement de tuileries qui furent en pleine activité en 1867. Aujourd’hui les tuileries et briqueteries ont disparu. En 1845, Ludes comptait 22 tuileries et 14 four à chaux qui produisaient les célèbres « tuiles et briques de Ludes ». La plus ancienne dont on trouve trace dans les archives est en 1434 : la Commanderie du temple possédait à Ludes une rente de 4000 tuiles. La dernière au Craon de Ludes a été détruite par un incendie en 1930.

 

L’histoire de Ludes est surtout représentée actuellement par son église, construite au XVe et XVIe siècle sur des bases du IXe siècle. Une magnifique vierge à la grappe de XVIe siècle garde l’entrée nord. Les seigneurs de Ludes reposent à l’intérieur de l’église.

 

Trois châteaux vécurent à Ludes à diverses époques. L’ancien château féodal qui se trouvait devant la halle face à l’église et dont il ne reste rien.

Le magnifique château, appartenant précédemment à la famille Canard, construit en 1672, propriété des « Dames de France », filles de Louis XV, puis propriété de la famille De Cambray, seigneur de Ludes. Ce château existe toujours, mais c’est une propriété privée.

Enfin le troisième château construit en 1873 par François Abelé de Muller. Ce château connut les deux guerres mondiales, servit d’hôpital de tri, 15000 gazés y transitèrent. Puis en 1940 il fut occupé par les soldats britanniques de la Royal Air Force. Ceci lui apporta de lourdes séquelles et il fut malheureusement démonté en 1955. Seuls subsistent encore la porte d’honneur et la maison du gardien.

 

Mais Ludes vit principalement maintenant de ses 315 ha de vignes et métiers parallèles. Notre vin est réputé depuis longtemps. Henry IV l’estimait beaucoup et sa renommée atteignit rapidement la Grande Bretagne et même la Russie sous le nom de « Vin du Clos Allard » ou Allard de Maisonneuve.

 

LE LUDIEN

 

Le Ludien a été introduit en 1893 par E. Munier-Chalmas et A. De Lapparent pour désigner une série d’âge éocène supérieur du Bassin parisien comprenant les marnes à Pholadomya ludensis et les trois masses principales de gypse. Son stratotype se trouve à Ludes, dans la montagne de Reims, où les couches à P. Ludensis sont bien développées. Depuis sa création, le Ludien a vu son contenu varier considérablement, car il est directement lié aux différentes définitions de la limite Eocène-Oligocène. Après avoir oscillé entre l’Oligocène et l’Eocène supérieur, le Ludien est aujourd’hui l’équivalent, dans le bassin parisien, du Priabonien, qui représente de dernier étage de l’Eocène. La limite inférieure du Ludien est situé à la base des marnes à P. Ludensis, et la limite supérieure, se confondant avec la limite Eocène-Oligocène, correspond généralement au sommet des marnes supragypseuses (marnes bleues d’Argenteuil et marnes blanches de Pantin).

 

Les trois masses de gypse, appartenant au Ludien, se sont déposées dans un contexte semi-aride et quasi continental. Elles sont caractérisées par une faune riche en mammifères (faune de Montmartre à Palaeotherium). Les passées marneuses, à faune marine, intercalées entre ces couches de gypse marquent un retour de la mer. Ces influences marines dans le Bassin parisien sont de plus en plus difficiles à mettre en évidence en montant dans la série.

 

Louis Émile Dérodé

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Louis Émile Dérodé, né à Reims le 20 mai 1812, mort à Ludes (Marne) le 21 mars 1864.

Louis Émile Dérodé-Le Roy, avocat, conseiller général de la Marne en 1845, fut représentant du département de la Marne à l’Assemblée nationale de 1848. Non réélu en 1849, il reprit sa place au barreau de Reims. Il fut président du Comice agricole de l’arrondissement de Reims et conseiller municipal. Arrière-petit-neveu de Simon-Nicolas-Henri Linguet, il épousa Marie Virginie Le Roy (1824-1894) et repose au Cimetière du Nord.

Jean Baronnet  né le 11 décembre 1898 à Ludes (51),décédé le 14 janvier 1982 à Nancy.
Après des études à l'Ecole Normale d'Instituteurs, il est mobilisé en 1917 puis reprend des études à l'Institut Electrotechnique de Nancy (devenu ENSEM). Son diplôme d'ingénieur acquis, il travaille en Italie, en Grande-Bretagne, puis crée une affaire de représentation de matériel électrique pour l'industrie lourde en 1930. Il s'intéresse aux activités culturelles dès 1934 (trésorier du Cercle Artistique de l'Est remplaçant son beau-père M. Pichenet, décédé). Pendant la guerre 1939-45, il suspend ses activités pour ne pas avoir à travailler avec l'occupant et trouve un emploi à la Préfecture de Reims. Après 1945, il reprend ses activités de vente de matériel électrique pour la sidérurgie, les mines de fer et l'armée.
En 1947, il est membre de l'ALMC. En 1954, une délégation conduite par Henri Daum le sollicite pour qu’il prenne en mains l'ALMC qui est en mauvaise posture. Il accepte le poste de Secrétaire Général pour un temps limité, puis devient Président en 1957. En 1954-55, il organise une enquête afin de connaître les attentes du public avec, en récompense, des abonnements gratuits et des disques à gagner offerts par Martin et Cie...
Auprès de J. Baronnet, deux personnes s'activent : Olivier Vincienne, trésorier efficace, représentant en produits industriels et roulements, et Suzanne Nicolas, professeur privé de chant et dévouée secrétaire.
A une base de 6 ou 7 concerts d'abonnements il ajoute 3 à 4 concerts supplémentaires d'abonnement, et des concerts " de gala " publics. Rétrospectivement, bien des concerts d'abonnement, volontairement limités aux seuls abonnés, auraient pu être de formidables événements capables de drainer un large public (citons par exemple Pierre Fournier, Arthur Grumiaux, Lili Kraus).
Les concerts de gala et publics ont permis de renflouer les caisses de L'Association. Lors du concert W. Kempff en 1955, il y avait des chaises sur l'estrade de la Salle Poirel et 200 personnes ont été refusées.
Une anecdote révèle le caractère combatif de J. Baronnet : la programmation de Wilhelm Kempff ayant été fort discutée au Comité, il déclara : " si ce concert est en déficit, je paierai".
Des moments forts ont été de 1958 à 1965 les manifestations organisées avec le Comité des Fêtes de la Ville de Nancy animé par Jacques Huriet.
Tant par la qualité des artistes que par le nombre et la diversité des modalités de production, l'époque Baronnet pourrait passer pour l'âge d'or de l'ALMC.
Jean Baronnet fut Secrétaire Général puis Président de l'ALMC de mai 1954 à juin 1967. Pendant ces 13 ans il a organisé près de 140 concerts, soit plus d' un tiers des 400 concerts proposés en 50 ans.

Jacques Nicolas Toussaint COUTURE

Il est né le 1er novembre 1773 à Ludes et décède à Ludes le 28 mars 1838.
Il s’engage dans l’armée comme soldat au 1er bataillon de Reims, le 23 août 1793, il n’a pas 20 ans.
Il commence les campagnes de la révolution de 1793 à l’an 9. Puis de l’an 10 à l’an 14 sur les côtes de l’océan.
De 1806 à 1814 il participe aux campagnes napoléoniennes.
Blessé d’un coup de feu  à la jambe droite le 16 juin 1794 à la bataille de Fleurus près de Charleroi.
Blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche le 4 octobre 1800 à la bataille de Hoheinlinden en Bavière (bataille gagnée et commandée par Moreau, livrée contre les autrichiens)
Il est nommé caporal le 10 décembre 1800, sergent le 17 novembre 1801 et sergent major le 12 mars 1804.
Il participe à la bataille d’Ulm en octobre 1805 et d’Austerlitz le 2 décembre 1805.
Le 14 octobre 1806 c’est la bataille de Iéna en Allemagne.
Le 8 février 1807 bataille d’Eylau où il est blessé d’un coup de feu au bras gauche.
Le 14 juin 1807 bataille de Friedland.
Le 22 avril 1809 bataille d’Eckmühl où il est blessé d’un coup de feu à la cuisse droite.
Il a dû se battre comme un lion, ou bien les pertes sont énormes, il est nommé sous-lieutenant le 23 avril 1809.
Les 5 et 6 juillet 1809, c’est la victoire de Wagram contre l’armée autrichienne.
Il est nommé lieutenant le 28 décembre 1810 puis adjudant major le 16 août 1811.
Il participe à la retraite de Russie en 1812 et aux campagnes d’Allemagne en 1813 et 1814.
Il est nommé capitaine le 16 février 1813.
En 1814 il participe aux combats d’avant poste de Hambourg. Il est blessé  d’un coup de feu au rein et d’une  contusion à la hanche droite le 9 février 1814 en commandant le 1er bataillon du régiment.
Il a été décoré du Lys le 20 juillet 1814. (Le comte d’Artois créa, le 26 avril 1814, la Décoration du Lys)
Cet officier a été deux fois mis à l’ordre du 13è Corps d’Armée et a reçu deux lettres de félicitation du prince d’Echmühl pour s’être particulièrement distingué aux affaires qui ont eu lieu au blocus de Hambourg.

Jacques Nicolas Toussaint COUTURE a été nommé Chevalier de la Légion d’Honneur au passage du Roi à Abbeville le 20 mars 1815.

Il s’est marié à Cysoing (59) le 12 septembre 1816 avec Marie Suzanne COUVREUX. Ils ont eu un fils, Jean Baptiste COUTURE, né à Ludes le 30 janvier 1834 mais décédé le 17 février 1836, et cinq filles dont quatre décédées en bas âge.